I Traversée Solidaire Détroit de Gibraltar pour diffuser les Troubles de l’Attachement en bénéfice de PETALES España

por | Abr 14, 2017 |

Le vrai protagoniste de cette histoire, c’est toi.

Cette histoire commence avec l’arrivée au monde d’un enfant ordinaire, peu importent son nom et son âge, ou sa nationalité.

Il eut la mauvaise chance de naître dans un pays lointain, où le froid de son climat présageait la solitude et le désarroi qu’il allait recevoir lors de ses premières années. Dès la conception et la grossesse, l’amour de sa mère lui manquait, et beaucoup d’autres choses qui ne méritent pas d’être citées ici auraient pu lui être épargnées. Il ne put jouir des regards d’amour d’une mère, ni jouir des sourires ou câlins qui guident à un enfant à se sentir aimé. Il lui manquèrent aussi les caresses d’un père, et le contact compréhensif et aimable de grands-pères, oncles, cousins ou frères et sœurs. Il lui manquèrent, en somme, tout ce que même pas les animaux nient à ses jeunes; cet amour, ce calme qu’apporte le fait de se savoir aimé sans condition, et apprendre à se calmer dans la chaleur confortable de l’étreinte maternelle.

Abandonné par tous, il fut interné dans un orphelinat. Là-bas il apprit à lutter contre ses semblables pour une miche de pain ou un biscuit, ou pour un regard d’attention. Imaginez-vous comment il dut passer les heures à observer le plafond vide et absent jusqu’à ce qu’il découvrit que les crises de colère étaient le seul mécanisme pour se sentir accompagné et pris en compte. Il s’habitua à exiger (et obtenir) l’amour à coups de couteau, cris et râles. Ainsi, il grandit entre le froid des neiges et la solitude avec un immense vide intérieur.

Sur une journée donnée, un couple d’aspect et langue étranges arriva pour l’emporter vers un pays lointain, de coutumes nouvelles où les chaleurs du soleil et l’amour abondaient. Mais, malheur à lui, pauvre enfant. Tout l’amour et chaleur de sa nouvelle famille ne pouvaient pas remplir le vide de froid terrible qui se trouvait en son intérieur, ni annuler les comportements qu’il avait appris pour survivre.

C’est ainsi que des difficultés commencèrent à se ventiler. Premièrement, les entraves pour obéir à ses parents. A l’école, après peu de temps, la sonnette d’alarme fut tirée. Cet enfant est hyperactif, vous devez le traiter! Il avait des difficultés pour établir des relations profondes d’amitié avec ses camarades de classe. Plus tôt que tard il devint contestataire et un peu pénible, et répondait de mauvaise façon a ses parents, maitres et toute personne adulte qui lui reprochait n’importe quel aspect de son comportement. D’autre part, intrépide jusqu’à la folie, et intelligent par-dessus la moyenne, toutes ses vertus étaient au service de son esprit effréné, éloigné de tout standard.

Il ne s’identifiait avec presque personne, et personne ne s’identifiait avec lui. Il aimait provoquer la réaction de
ses semblables, et pour cela, il leur faisait peur avec menaces sanguinolentes, insultes ou agressions légères. Et surtout, il essayait de contrôler toutes et chacune des situations de la journée en agissant de manière forte et dominante. Lorsque les conséquences arrivaient, il trouvait toujours une façon de rendre les autres responsables de son comportement. Il avait, en quelque sorte, le don de tirer le pire des personnes de son entourage.

 

Bien sûr, cela ne le faisait pas précisément populaire dans son quartier, ni dans son école, ni dans sa famille, ni dans sa ville. Et lorsqu’il se rendait compte du rejet, il devenait complétement aveuglé par une rage incommensurable. Puis il commença à sentir que la vie était merdique, qu’il ne valait pas la peine de la vivre ainsi. Il tenta de mettre fin à ses jours plusieurs fois.

Et pourtant, si quelqu’un réussissait à regarder à l’intérieur de ce tourbillon de colère, pouvait encore entrevoir le fond d’un cœur désireux d’aimer. Les rares qui osaient s’appeler ses amis savaient que l’on pouvait compter toujours sur lui pour une bagarre. Et les chiens du quartier trouvaient toujours en lui une main charitable, prodigue en caresses et étreintes.

Arrivés à ce point, cette narration a plusieurs fins possibles :

a) L’enfant devint presqu’un adulte et voulut remplir son vide intérieur en s’aventurant dans les impraticables jungles de la drogue, l’alcool et la délinquance. A chaque fois il rencontra de plus en plus rejet social et familial, et après entrer dans des centres pour mineurs, puis ultérieurement, pénales, enfin, il mourra jeune, dans une spirale de violence et colère, entrainant avec lui tout innocent qui osa lui faire face dans son chemin de violence et destruction.

b) Etant conscient de l’impossibilité de s’adapter au monde autour de lui – qu’il rejetait, plutôt -, l’enfant – déjà adolescent – profita d’une négligence de ses parents pour se suicider afin de mieux blâmer le monde de la douleur provoquée par sa blessure primitive, en laissant une trainée de douleur sourde et perpétuelle dans sa famille.

c) Même avec de nombreuses difficultés, la famille, et l’école poursuivirent un effort coordonné pour faire qu’il puisse se sentir spécialement aimé et bon. Il put, enfin, avoir un ami qui lui fit sentir, pour la première fois, méritant de l’affection de ses semblables. Un professeur osa regarder au-delà de son apparence rebutante, et réussit à se faire une place dans son cœur troublé. D’incommensurables quantités d’amour et de patience de tous ceux qui l’entouraient l’aidèrent à remplir son vide intérieur et rétablir sa blessure primitive avec l’amour de ses semblables. Et lorsqu’il atteignit la maturité, il put s’élever au-delà de son douloureux origine, et développer une vie fonctionnelle, élever une famille, et construire des relations affectives pleines avec ceux qui l’entourèrent, et rendre ses semblables heureux en étant lui-même heureux.

Il est clair que notre protagoniste probablement aurait choisi le final a) ou le b), ceci nous pouvons le deviner. Mais la question n’est plus là. La question est… Et toi…

TU CHOISIS LAQUELLE?

Ce défi naquit précisément afin de faire que tous et chacun de nous choisisse l’option c).

Deux amis, liés par cet amour vers un enfant touché par les Troubles de l’Attachement, fils d’un d’eux, joignirent leurs efforts pour essayer de changer le monde. Profitant de leur passion commune pour la natation, ils décidèrent de traverser le Détroit de Gibraltar à la nage pour attirer l’attention du monde sur les Troubles de l’Attachement. Par là même, ils veulent promouvoir un regard gentil, dé-stigmatisant, sur les personnes souffrant de Troubles de l’Attachement. Inviter à ce que l’univers qui nous entoure se mette des lunettes spéciales avec lesquelles, au lieu d’observer les comportements décalés, puisse voir personnes, tout simplement, en besoin de plus d’aide (ou d’une aide différente) que les autres.

Ils veulent le faire, d’un côté, en diffusant la connaissance des Troubles de l’Attachement. Qu’il soit écouté, qu’il soit connu, que l’on parle, que l’on discute, qu’il parvienne partout. Et que de cette façon, on leur donne une opportunité pour être différents dans un monde d’égaux forcés.

Et d’un autre côté, en collectant des fonds pour aider à ces enfants et ses familles. A travers de l’Association PETALES España, intégrée dans PETALES International, des programmes, services et aides sont créés pour que ces enfants puissent se développer en tant que personnes, et puissent être de vrais citoyens heureux, sains et productifs de notre société. Bien qu’il soit nécessaire de la changer…

C’est ainsi que nos amis Ivan et Javier, sans aucune expérience préalable en traversées de longue distance, décidèrent d’affronter la folie de nager entre 18 et 22 km d’eaux troubles et froides. Avec la plus haute densité de trafic maritime au monde, ce court bout de mer au milieu de deux continents présente des vagues d’une grande dimension, vents forts, et courants extrêmes. Les conditions météorologiques peuvent changer en quelques minutes. Et eux nageraient entre 5 et 7 heures. Tout cela sans prendre en compte la faune marine.

La dernière semaine du mois d’avril de 2017, ils traverseront le Détroit de Gibraltar à la nage.

TOUT CELA POUR TOI

POUR QUE TU LES REGARDES DIFFERAMMENT

POUR QUE T’ECOUTES PARLER D’EUX

POUR QUE TU LES COMPRENNES

POUR QUE TU NE LES JUGES PAS

POUR QUE TU LES ACCEPTES

POUR QU’ILS AIENT LES MEMES OPPORTUNITES

Ici nos amis raconteront leur expérience régulièrement :

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Ivan Olivenza: http://www.migranodearena.org/es/reto/14429/cruce-solidario- del-estrecho- de-gibraltar-petales- espaa-y- trastornos-de- apego/

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